Critiques de la 6ème 3 à Eaubonne

, par par Léa

Dans l’engrenage des émotions

Avec Dans l’engrenage, de la compagnie Dyptik, une troupe entre en scène pour danser du break, danse urbaine dynamique. Dans le groupe costumé, un chef de troupe semble être vénéré. Sa posture est symbolique. Faut-il le suivre ou y aller tout seul ?

C’est un spectacle où la lumière est importante. Elle varie, tantôt pour éclairer les personnages tantôt pour les effacer : une douche de lumière sert à illuminer une personne et plonge dans l’ombre les autres danseurs. Au début la musique est inquiétante, effrayante comme des bateaux qui klaxonnent, puis elle change de rythme, devient joyeuse, traditionnelle, pour entraîner tout le monde, au risque d’aller trop vite… Mais elle peut aussi changer rapidement, dès que les danseurs font des grands mouvements brusques et dynamiques. Les costumes, eux, nous rappellent, plus simplement, la vie quotidienne.
Spectacle où se mélange tradition et modernité, musique orientale ou électronique, Dans l’engrenage fait grimper les décibels et donne envie de danser. Les mouvements en accord avec la musique, expriment plusieurs émotions comme la colère ou la joie, accentuées par une voix off, dans lesquelles chaque spectateur peut se retrouver. Bel ensemble, le groupe est très synchronisé mais parfois l’un d’entre eux s’en échappe. D’abord effrayant, sonnant au rythme joyeux avant d’être effréné, dans un grand crescendo ce spectacle montre ainsi des personnages qui n’ont qu’une envie : sortir de leur bulle sociale. Ils sont au bord de l’explosion. Younès, Christian, Anis, Gaëtan

Allez- vous plonger dans l’engrenage ?

Une lumière forte, venant du dessus, éclaire un danseur qui semble détenir le pouvoir. Avec Dans l’engrenage, les chorégraphes Souhail Marchiche et Mehdi Meghari de la compagnie Dyptik mettent en mouvement sept danseurs qui luttent, envers et contre tout, pour devenir leaders du groupe.

Au début du spectacle, les sonorités sont très intenses et un bruit fort apporte un suspens intriguant. Puis, une musique orientale, aux sonorités plus joyeuses, s’introduit peu à peu dans le spectacle de la compagnie Dyptik. Avec elle, c’est une danse très étrange qui s’installe. Souvent synchronisés, les danseurs savent aussi s’extraire du groupe. Jusqu’à ce que l’un d’entre eux se retrouve seul. Leur danse à la fois étrange et intéressante, nous met dans l’ambiance. Les enchaînements de musiques nous font passer d’une atmosphère à une autre. Ce sont alors plusieurs sentiments qui envahissent nos esprits, jusqu’à nous submerger d’émotions et plonger avec le groupe, dans l’engrenage. Mélissa, Madina, Aymane

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La course sociale de la danse

Dans l’engrenage est une création de la compagnie Dyptik, fondée par les chorégraphes Souhail Marchiche et Mehdi Meghari. Sept danseurs remettent en cause une ascension sociale dénuée de sens et dépourvue de valeurs humaines.

Le spectacle Dans l’engrenage s’ouvre sur une danseuse qui s’anime d’une manière étrange autour d’une table. Elle bouge de plus en plus vite et six autres danseurs la rejoignent pour se poser autour d’elle. Rapidement, ils se bousculent et la danseuse disparait. Tout au long du spectacle, le groupe n’aura de cesse de se disputer et de se battre en dansant pour montrer qui est le plus fort. Certains iront jusqu’à s’extraire du groupe pour prendre l’avantage, devenir l’unique leader.
Sur une scène sombre, en noir et blanc, et portés par un mélange de musiques aux influences orientales, le groupe de personnes semble prisonnier des idées et des émotions. Naviguant entre joie et colère, les sept danseurs s’acharnent à arracher la gloire à celui ou celle qui la détient. Certains s’imaginent en politiciens prêts à tout pour réussir. Alors, devant cet engrenage, le spectateur se demande : L’Homme est-il obligé de toujours vouloir être le patron ? Est-il forcément heureux dans la gloire ? Désire-t-il véritablement ce pouvoir qu’il essaye d’obtenir ? Avec Dans l’engrenage, Souhail Marchiche et Mehdi Meghari pointent du doigt une course sociale effrénée où gloire et pouvoir, semblent mettre en péril l’avenir du groupe tout entier. Maël, Timoté, Nathan, Louis

Dans l’engrenage de la colère

Les spectateurs et spectatrices de Dans l’engrenage de la compagnie Dyptik ont rencontré un groupe de sept danseurs très organisés. Tout a commencé dans le noir. Une seule danseuse immobile est appuyée sur une table. D’autres performeurs arrivent de chaque côté. Les lumières augmentent. L’engrenage est lancé.

Sept danseurs s’animent au rythme de la musique. Si au début tout est calme, petit à petit, leurs danses qui mélangent Hip-hop, influences orientales et traditionnelles, se font de plus en plus énergiques. S’extrayant des unissons, un danseur se retrouve face au groupe, qui reproduit les mêmes gestes que lui. Comme lui, ils seront plusieurs à prendre tour à tour l’avantage en enchainant les pas. Un danseur devenu chef du groupe passe devant, les autres lui tournent autour, puis une danseuse s’agrippe à sa jambe comme pour l’empêcher. Dans l’engrenage peut ressembler à un grand battle de breakdance. Mais par moment, une voix off intervient comme venant nous rappeler l’état intérieur des danseurs. La musique, intrigante, inquiétante, mélange parfois joyeux de techno et de sonorités orientales, nous fait ressentir leurs sentiments. De la colère, de la fierté, ou même de l’angoisse, Dans l’engrenage rythme les émotions grâce à la danse, la lumière et la musique. Marie-Laure, Sarah R, Sarah L