Critiques de la 4ème 5 de Saint-Ouen-l’Aumône

, par par Léa

Danse avec le diable

C’est l’histoire d’un soldat qui rentre de la première guerre mondiale. Dans son sac, le portrait de sa femme et surtout, un précieux violon. Avant d’arriver chez lui, il rencontre le diable qui lui échange son instrument contre un livre d’une valeur inestimable. Mais ce jour-là, tout bascule.

Lionel Hoche, dans la peau du narrateur qui parle tout le long de la pièce et le soldat-danseur sont plongés dans une forêt enchantée. Le soldat, nommé Joseph, marche. Il revient de la première guerre mondiale et alors qu’il est en route pour chez lui, il fait la rencontre d’un diable qui l’entrainera dans sa chute. Habillé tout en rouge, ce dernier essayera de piéger Joseph à chacune de ses rencontres. Le violon du soldat lui est précieux, il devient l’objet convoité par le diable.
Dans l’histoire du soldat, la danse est coordonnée avec la narration comme lorsque le soldat se met à courir au ralenti alors que le narrateur raconte l’histoire. Les pas sont parfaitement coordonnés avec la voix du conteur. La musique est déclenchée au bon moment, et le diable a une mélodie juste pour lui. Quand il arrive en scène, aussitôt la musique qui lui est approprié se déclenche comme par magie, et le diable se met à danser.
Lionel Hoche signe-là une pièce chorégraphique qui mélange texte, musique et mime. Soldat, narrateur et diable jouent bien leurs rôles car on les distingue les uns des autres, et Joseph apporte encore plus d’enthousiasme en jouant beaucoup avec les objets. Cette œuvre bien réalisée laisse ainsi une impression positive même s’il manquait quelques éléments pour mieux comprendre l’histoire. Le chorégraphe nous livre cependant une morale : ne pas faire confiance aux inconnus. Medhi, Nizan, Rayane, Jad & Loeï

L’argent ne fait pas le bonheur

Mieux vaut ne pas se fier aux apparences. Malgré son titre simple, l’Histoire du Soldat est bien plus complexe qu’il n’y paraît. Le conte russe originel, de Charles Ferdinand Ramuz et d’Igor Stravinsky, est revisité par le chorégraphe Lionel Hoche qui mélangea danse, théâtre et animation. Un vaillant soldat joué par Vincent Deletang, un diable par Emilie Urbina et le narrateur par le chorégraphe lui-même livrent une pièce puissante accompagnée d’un jeu de musique à nous faire tourner la tête…

Pourquoi ce jeune homme court-il au ralenti sur scène ? Car il rentre de la guerre, content et déterminé, pour rejoindre sa dulcinée. Mais un violon à la main, le brave homme va être interrompu par un individu aux pensées diaboliques. Ce dernier a pour objectif d’échanger son livre magique et poussiéreux contre l’instrument du revenant de guerre. Le soldat va-t-il y céder ? Quelles conséquences cela va-t-il engendrer ?
Jeune, bleu, rouge. Voici les couleurs attribués aux trois personnages. Le jaune pour le narrateur, Lionel Hoche qui nous accompagne pendant toute l’œuvre. Le bleu pour le soldat. Le rouge pour le diable, très mesquin et manipulateur, qui propose au soldat innocent, un livre divin contre son violon représentant l’âme du jeune homme. Chaque personnage a son propre style de danse et sa propre façon de parler. Le narrateur permet de lire les pensées du soldat comme dans un livre ouvert. Le fait que le soldat soit tenté par la gloire et l’argent lui créé un trait de caractère proprement humain.
Cette histoire peut intéresser plus d’une personne et procure de nombreuses émotions : la pitié envers ce soldat, de la haine contre le diable ou encore de la joie grâce aux danses et la musique. L’histoire à un côté dramatique, quand la famille du soldat sa mère et son village le fuient et qu’il découvre que sa fiancée a refait sa vie avec un autre homme avec qui elle a eu des enfants. Mais ce récit endiablé apporte aussi au soldat satisfaction, le moment où il se venge du diable est magique. Le diable se fait prendre à son propre piège et le soldat a compris que : l’argent ne fait pas le bonheur. Aélane, Louise, Swaïly, Maïa, Salomé

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La critique pratique de l’Histoire du Soldat

C’est l’histoire d’un soldat qui est prêt à échanger son âme contre de la richesse et se rend vite compte que la plus belle richesse qu’il puisse avoir se trouve en lui : son âme, représentée par un violon.

Dans l’histoire du soldat on retrouve trois personnages : le narrateur joué par Lionel Hoche également chorégraphe de la pièce, le jeune soldat incarné par Vincent Delétang et le diable joué par Emilio Urbina. Inspiré d’une pièce de théâtre russe on découvre un jeune soldat naïf qui revient de la guerre, il rencontre un diable au sourire narquois qui lui propose en échange de son violon, la richesse. Il accepte. Cette décision va lui apporter de grandes péripéties, tout cela, sous les yeux du narrateur qui nous raconte l’histoire en détail. La musique est accordée aux mouvements, les bruitages accordés aux pas. Le soldat est muet et laisse sa voix au narrateur et après ses aventures, se rendra finalement compte que la richesse ne vaut finalement pas son âme. Cette œuvre est intéressante grâce à son histoire, elle montre qu’il faut réfléchir avant d’accepter de l’argent, elle nous montre également que l’argent ne fait pas le bonheur et nous interroge : La richesse vaut-elle vraiment mieux que notre âme ? Cassie, Lyna, Zeinab, Monica

Le retour perturbé d’un soldat

L’histoire du soldat du chorégraphe Lionel Hoche est une pièce mêlant danse et théâtre. L’atmosphère calme des débuts bascule dans une ambiance complètement opposée : musique entraînante et scènes humoristiques avec le diable.

Un soldat revient de guerre après trois ans mais personne ne le reconnaît, on le prend pour mort, y compris sa femme. Tout en jaune, le narrateur raconte l’histoire et devient la voix du guerrier. Un diable, vêtu de rouge, le regard espiègle, manipule le soldat qui tient énormément à son violon. Il se fait avoir par le diable et se fait voler son instrument en échange d’un livre étrange… Le soldat essaye alors de retrouver le diable par tous les moyens.
Ces scènes sont rendues compréhensibles à travers la danse et la musique qui accompagne les personnages. Par exemple dans les moments de suspense nous pouvons entendre la musique qui va un peu plus vite. On peut également entendre que la musique s’arrête au moment où les personnages se mettent à parler. La relation entre danse et musique rajoute de l’émotion.
Le diable est rigolo et surprenant (lorsqu’il change régulièrement de costumes), le narrateur incarne l’histoire quand le guerrier nous parle à travers la musique et les mouvements. Tous les ingrédients sont réunis pour former un bon spectacle qui nus fait voyager et se termine sur une note d’humour : le soldat va réussir à reprendre son violon pendant que le diable se réjouit d’avoir gagné au jeu de carte… Ayi, Noélie-Grâce, Elasme, Augustin

Le soldat perdu au combat

L’histoire du soldat est une œuvre littéraire et musicale créée pendant la première guerre mondiale par un Russe et un Suisse. Elle est réinterprétée par Lionel Hoche en 2020 à travers un mélange de danse contemporaine et théâtralité.

Dans l’histoire du soldat il y a trois personnages : le soldat incarné par Vincent Delétang, le narrateur joué par Lionel Hoche et le diable par Emilio Urbina. L’histoire parle d’un jeune homme qui rentre de la première guerre mondiale et qui rencontrera par la suite, plein de péripéties. Il va rencontrer le diable qui va essayer de lui voler son violon en échange d’un livre qui prédit l’avenir. Un livre qu’il va garder chez lui pendant trois ans. Quand il rentre dans son village tout le monde est étonné car ils le croyaient mort.
Dans cette pièce, on pourrait voir beaucoup de gestes de chorégraphie, mais cela est toujours mélangé à des moments mis en voix : le narrateur parle parfois à la place du soldat et nous fait entrer dans ses pensées. La danse est bien reliée à la musique car chaque musique correspond à l’instant et à l’émotion du soldat. Les scènes de joie sont souvent appuyées avec des mouvements dynamiques, les scènes de tristesse sont souvent jouées avec des mouvements lents et saccadés. À chaque fois que le narrateur raconte l’histoire la musique et la danse s’adapte à sa parole, et le fait entrer dans le récit : quand le soldat joue aux cartes avec le diable, lorsque que ce dernier perd le narrateur lui dit de rajouter de l’argent jusqu’à ce qu’il n’en ait plus.
Cette adaptation pour salle de classe d’un spectacle plus long donne l’impression qu’il n’y avait pas de vraie fin à cette histoire, ce qui est dommage. Elle laisse une impression de frustration de ne pas avoir accès à la suite de l’histoire et à l’apparition d’un autre personnage : la princesse. Elwin, Trinité, Noah, Anh Huy, Valentin